Vous pensez qu’il est trop tard pour changer de voie à 40 ans ? Et si c’était justement le bon moment pour le faire ? À mi-parcours d’une carrière, nombreux sont ceux qui ressentent le besoin de se réorienter vers un métier plus utile, plus humain, ou plus en accord avec leurs valeurs. La criminologie attire de plus en plus de profils en reconversion, souvent venus du social, de la santé, du droit ou de l’éducation. Mais peut-on vraiment devenir criminologue à 40 ans ? Dans cet article, vous allez découvrir un parcours réaliste, des solutions concrètes et des conseils pratiques pour bâtir votre projet professionnel sans repartir de zéro.
Est-ce trop tard pour entamer une reconversion dans la criminologie ?
Vous avez 40 ans et vous vous demandez si le train est déjà passé ? C’est une question légitime. Pourtant, de plus en plus d’adultes font le choix de changer de vie professionnelle à cet âge. La criminologie n’est pas réservée aux jeunes diplômés. C’est même un domaine riche en reconversions. Ce qui compte, ce n’est pas l’âge, mais la motivation, la cohérence du projet… et la capacité à s’investir dans un nouveau parcours.
Existe-t-il un âge limite pour se lancer dans ce métier ?
Non, il n’y a aucune limite d’âge officielle pour devenir criminologue en France. Ce n’est pas une profession rĂ©glementĂ©e comme mĂ©decin ou avocat. On peut donc accĂ©der Ă la formation ou aux fonctions liĂ©es Ă la criminologie Ă tout âge, selon son parcours. En rĂ©alitĂ©, l’âge d’apparition dans le mĂ©tier varie beaucoup : certains commencent Ă 23 ans, d’autres Ă 45 ou mĂŞme plus. C’est surtout votre expĂ©rience antĂ©rieure, vos capacitĂ©s d’analyse et votre engagement qui feront la diffĂ©rence.
Pourquoi 40 ans peut être un âge stratégique pour changer de voie ?
À 40 ans, vous avez déjà un vécu professionnel solide. Vous avez peut-être exercé dans le social, la justice, l’enseignement, la sécurité ou la psychologie. Ces domaines sont directement connectés à la criminologie. Vous avez aussi plus de recul, plus de maturité. Et surtout, vous êtes capable de poser un choix réfléchi. C’est un atout majeur dans un métier où l’analyse humaine et le discernement sont essentiels.
Quels profils se reconvertissent vers la criminologie à l’âge adulte ?
La criminologie attire souvent des personnes en quête de sens. On y retrouve des travailleurs sociaux, éducateurs, policiers, enseignants, ou encore des professionnels de la santé mentale. Certains viennent aussi de secteurs comme la gestion, les RH ou la communication, avec un intérêt fort pour l’humain et le comportement. La diversité des parcours est une richesse dans ce métier, car elle permet d’apporter des regards complémentaires sur les situations étudiées. Et vous ? Votre expérience peut devenir un levier, pas un obstacle.
Quelle formation choisir pour se reconvertir efficacement ?
Changer de métier à 40 ans, c’est possible. Mais pour que votre reconversion fonctionne, il faut choisir une formation adaptée à votre profil et à vos contraintes. Certaines formations sont longues et universitaires, d’autres plus courtes et flexibles. L’objectif ? Acquérir les bases solides en criminologie sans forcément repartir de zéro.
Combien d’années faut-il prévoir pour devenir opérationnel ?
Vous vous demandez combien de temps il faut pour exercer ? En moyenne, 3 à 5 ans sont nécessaires pour se former sérieusement à la criminologie. Cela comprend souvent une licence (3 ans), puis un master spécialisé (2 ans). Mais ce parcours peut être adapté si vous avez déjà un diplôme ou une expérience dans un domaine voisin (psychologie, droit, social…). Certaines formations professionnalisantes ou universitaires en 1 à 2 ans permettent aussi d’accélérer la reconversion.
Quelle étude ou diplôme viser après 40 ans ?
Pas besoin de retourner au lycée. Plusieurs universités en France proposent des licences ou masters en criminologie, sciences criminelles ou psychologie criminelle. Si vous venez du social, du paramédical ou de la psychologie, une formation en psychologie clinique et psychopathologie peut être une excellente option. Vous pouvez aussi viser des Diplômes Universitaires (DU) spécialisés pour adultes, en criminologie ou en analyse comportementale. L’important est de choisir un cursus reconnu, cohérent avec votre parcours, et compatible avec votre rythme de vie.
Peut-on accéder au métier sans repasser par un cursus classique ?
Oui, dans certains cas. Si vous avez déjà un diplôme bac +3 ou +5 dans un domaine proche (psychologie, sociologie, droit…), il est souvent possible d’intégrer un master directement. Des formations courtes ou certifiantes peuvent aussi renforcer vos compétences sans reprendre un parcours académique complet, comme une formation en psychocriminologie. Et si vous êtes en reconversion, sachez que certains programmes sont conçus spécialement pour les adultes en reprise d’études. L’essentiel : prouver que vous avez les compétences, la motivation et une cohérence de parcours.
Quelles sont les options d’apprentissage à distance ou en parallèle d’un emploi ?
Changer de voie à 40 ans implique souvent de concilier formation et contraintes personnelles. Bonne nouvelle : il est tout à fait possible d’apprendre la criminologie sans quitter son emploi. De nombreuses formations flexibles existent, pensées pour les adultes en reconversion. Certaines sont 100 % à distance, d’autres proposent des cours en soirée ou en format hybride. Voyons comment vous pouvez construire votre projet pas à pas, sans bouleverser votre quotidien.
Existe-t-il des formations flexibles compatibles avec une vie active ?
Oui, plusieurs options s’offrent Ă vous. Des diplĂ´mes universitaires (DU), des certificats spĂ©cialisĂ©s, ou des formations en ligne permettent de se former Ă son rythme. Vous pouvez suivre des modules en soirĂ©e, le week-end ou en asynchrone, selon les formats proposĂ©s. Certains cursus incluent un accompagnement individuel, idĂ©al pour garder le cap, Ă l’image de la formation d’expert en criminalitĂ© et profilage. Ces dispositifs sont pensĂ©s pour les personnes en reconversion professionnelle ou en activitĂ©.
Est-il possible de se former soi-mĂŞme Ă la criminologie avant une reconversion ?
Oui, surtout pour une première immersion. Vous pouvez commencer par lire des livres, suivre des MOOC, écouter des podcasts spécialisés ou visionner des conférences en ligne. C’est un excellent moyen de valider votre intérêt pour le métier avant d’investir dans une formation longue. Apprendre seul ne remplace pas un diplôme, mais cela vous permet de poser des bases solides. C’est aussi la première étape pour répondre concrètement à la question : comment devenir criminologue ? Et si cette voie vous parle vraiment, il sera temps d’envisager un parcours certifiant adapté à votre rythme.
Quels débouchés après une reconversion dans la criminologie ?
Vous avez 40 ans et vous souhaitez entamer une nouvelle carrière ? Bonne nouvelle : la criminologie offre de vrais débouchés pour les profils en reconversion. Que vous veniez du secteur médico-social, juridique ou éducatif, vous pouvez valoriser votre expérience dans des fonctions utiles et engagées. Ce domaine ne se limite pas aux enquêtes de police. Il ouvre la porte à des contextes de travail variés, où l’analyse, l’écoute et la prévention sont au cœur des missions.
Où exercer à 40 ans une fois formé(e) ?
Une fois diplômé(e), plusieurs options s’offrent à vous :
- Dans la justice, comme chargé d’analyse, évaluateur de risques ou intervenant en milieu carcéral.
- Dans une ONG ou une association, pour travailler sur la prévention de la violence, l’aide aux victimes, ou les politiques publiques.
- En recherche, dans un laboratoire universitaire ou un centre d’étude spécialisé.
- Dans des structures de santé mentale ou de réinsertion sociale, aux côtés de travailleurs sociaux ou de psychologues.
- Dans le privé, notamment en sécurité, audit de risques, ou formation professionnelle.
Vous voyez ? Le champ des possibles est bien plus large qu’on ne l’imagine.
Le métier est-il accessible aux profils venus d’autres horizons (éducation, santé, social) ?
Oui, tout à fait. De nombreux criminologues sont d’anciens infirmiers, éducateurs spécialisés, enseignants ou assistants sociaux. Ces profils ont souvent une excellente connaissance du terrain, une grande capacité d’écoute et une vraie sensibilité aux réalités humaines. Des atouts précieux dans un métier qui demande analyse, empathie et rigueur. Votre parcours peut donc devenir une valeur ajoutée dans le domaine, à condition de le compléter par une formation adaptée, comme un cursus de praticien en psychotraumatologue. La criminologie a besoin de professionnels capables de faire le lien entre théorie et réalité du terrain. Pourquoi pas vous ?
Quelles sont les conditions de travail et la réalité du terrain ?
Vous imaginez peut-ĂŞtre un criminologue derrière un bureau Ă rĂ©soudre des affaires. La rĂ©alitĂ© est souvent plus nuancĂ©e. Le travail de terrain peut ĂŞtre variĂ© : entretiens avec des dĂ©tenus, analyse de dossiers, ou participation Ă des politiques de prĂ©vention. Certains postes sont rattachĂ©s Ă la justice, d’autres Ă des services sociaux, hospitaliers ou Ă des organismes de recherche. L’environnement est souvent exigeant, avec des situations complexes, urgentes ou humainement sensibles. Il faut donc ĂŞtre prĂŞt Ă s’adapter, garder une grande rigueur, et travailler en lien avec diffĂ©rents professionnels (juristes, policiers, psychologues…).
Quels sont les avantages et les inconvénients du métier ?
Travailler dans la criminologie donne du sens. Vous contribuez à mieux comprendre la délinquance et à prévenir certains comportements à risque. C’est une profession qui touche au cœur du social, du droit et de la psychologie. Mais ce n’est pas un métier facile. Parmi les inconvénients :
- Peu de postes disponibles, surtout en France.
- Une forte concurrence, notamment sur les fonctions publiques ou associatives.
- Des rémunérations variables, parfois modestes en début de carrière.
- Une exposition fréquente à la souffrance humaine, aux récits de violence, ou à des profils instables.
Pour tenir sur la durée, il faut être solide mentalement, bien entouré, et avoir un vrai engagement pour ce domaine. Une maîtrise des thérapies comportementales et cognitives (TCC) peut aider à structurer ces interventions.
Quelle est la charge émotionnelle ou mentale associée à ce type de poste ?
C’est l’un des points les plus souvent sous-estimés. Être confronté tous les jours à des situations traumatiques, à la souffrance des victimes ou à la logique des délinquants, laisse des traces. Il faut savoir garder de la distance sans devenir froid. Cela demande une forte stabilité émotionnelle, de bonnes techniques de régulation du stress et un soutien professionnel, notamment en supervision. Mais ce poids peut aussi devenir une force. Il pousse à développer une vraie maturité relationnelle, une capacité d’écoute profonde et une compréhension fine des comportements humains. C’est un défi, mais aussi une transformation.
À quoi s’attendre en termes de rémunération et d’évolution ?
Changer de voie à 40 ans pose souvent une question clé : vais-je pouvoir bien gagner ma vie ? Dans les métiers liés à la criminologie, les salaires varient fortement selon le statut, le niveau d’étude et le secteur d’activité. Il est donc essentiel d’avoir une vision claire pour faire des choix cohérents dès le départ. Voyons cela de plus près.
Quel est le salaire moyen d’un criminologue selon l’expérience et le secteur ?
Un criminologue débutant gagne en général entre 1 800 et 2 200 € nets par mois. Ce niveau de rémunération concerne surtout les postes dans le secteur public, associatif ou universitaire. Dans le secteur privé, les salaires peuvent grimper jusqu’à 2 500 voire 3 000 € nets, notamment en consulting, cybersécurité ou analyse comportementale. Le salaire d’un psychologue criminologue, plus spécialisé, peut atteindre 2 800 à 3 500 € nets après quelques années, surtout en institution ou cabinet privé. Les postes combinant expertise clinique et analyse des profils sont mieux valorisés. En résumé :
- Les salaires sont modestes au départ mais progressent avec l’expérience.
- Le secteur privé rémunère mieux que le public.
- L’expertise (notamment en psychologie) fait la différence sur le long terme.
Le parcours offre-t-il des perspectives d’évolution après 45 ou 50 ans ?
Oui, clairement. Ă€ 45 ou 50 ans, il est tout Ă fait possible d’évoluer vers des fonctions Ă responsabilitĂ©. Certains deviennent consultants, coordinateurs de projet, formateurs ou mĂŞme experts judiciaires. D’autres s’orientent vers la supervision, la recherche appliquĂ©e ou le pilotage de programmes de prĂ©vention. Ce mĂ©tier valorise la maturitĂ©, l’expĂ©rience humaine et les compĂ©tences transversales. Une formation de praticien en coaching professionnel peut d’ailleurs faciliter cette transition vers l’encadrement. MĂŞme sans avoir commencĂ© jeune, vous pouvez progresser dans un cadre structurĂ©, Ă condition de continuer Ă vous former. Retenez ceci :
- L’évolution dépend plus de vos compétences que de votre âge.
- Des parcours hybrides (droit, psychologie, éducation) sont très recherchés.
- Vous pouvez bâtir une seconde carrière enrichissante, même en démarrant à 40 ans passés.
FAQ
Vous envisagez une reconversion mais vous vous posez encore des questions ? C’est normal. La criminologie est un domaine passionnant, mais peu connu. Voici des réponses claires aux interrogations les plus fréquentes des profils en reconversion.
Combien d’années pour devenir criminologue ?
Il faut compter entre 3 et 5 ans d’études selon votre point de départ. Une licence (bac +3) en droit, psychologie ou sociologie peut suffire pour commencer. Mais un master en criminologie (bac +5) est souvent demandé pour accéder à des postes qualifiés. Certaines formations certifiantes plus courtes existent pour les adultes en reconversion.
Quel est l’âge d’apparition en criminologie ?
Il n’existe aucun âge officiel pour entrer dans le mĂ©tier. Beaucoup de professionnels s’y forment tardivement, souvent après 30 ou 40 ans. La maturitĂ©, l’expĂ©rience de vie et les compĂ©tences humaines sont de vrais atouts dans ce domaine. Une base en psychologie de l’enfant est par exemple souvent valorisĂ©e. L’âge n’est donc pas un frein, mais plutĂ´t une force bien perçue sur le terrain.
Quel est le salaire d’un criminologue ?
En dĂ©but de carrière, le salaire net se situe entre 1 800 € et 2 200 € par mois. Il peut monter Ă 2 800 € ou plus dans le secteur privĂ© ou avec de l’expĂ©rience. Le niveau de rĂ©munĂ©ration dĂ©pend du poste, du diplĂ´me et du secteur d’activitĂ© (public, privĂ©, associatif, recherche…).
Quels sont les inconvénients du métier de criminologue ?
Le métier peut être émotionnellement exigeant, surtout face à des dossiers lourds ou des récits de violence. Une préparation comme secouriste en santé mentale est recommandée pour mieux appréhender ces réalités. Les débouchés sont encore limités en France, ce qui demande parfois de diversifier ses missions. Il faut aussi savoir gérer l’incertitude, car certains postes sont à temps partiel, en contrat court, ou liés à des projets spécifiques. Mais pour les passionnés, ces obstacles sont souvent compensés par le sens profond du métier.